Ceux qui ont vu le film du même nom le savent : ces trois-là ne passent pas inaperçus. Ils s’expriment haut et fort, ils se jettent à l’eau sans hésiter, leurs paroles sont des coups de poing, leurs concerts sont un spectacle hip-hop irrévérencieux et politique. Tout est politique. Le trio irlandais KNEECAP se produira le 9 juin à La Riviera, pour son premier concert à Madrid en dehors d’un festival.
Nouvel album de KNEECAP en vue
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Ce concert fait partie d’une tournée qui va permettre au groupe de présenter son nouvel album, Fenian, dans toute l’Europe. La date de sortie de cet album est déjà fixée : le 24 avril. Et il s’accompagne, bien sûr, d’une déclaration d’intention très claire :
« Ils ont essayé de nous arrêter en qualifiant KNEECAP de « terroristes », avec des annulations et des déclarations du Premier ministre lui-même. On avait toute la motivation dont on avait besoin… Il ne s’agit pas d’une réaction précipitée, mais d’une réponse réfléchie à ceux qui ont essayé de nous faire taire. Et ils ont échoué. Inspirés et fiers de nous appeler « fenians », guerriers du folklore irlandais et, plus tard, terme péjoratif pour désigner les Irlandais. Aujourd’hui, on l’utilise pour désigner tous ceux qui disent la vérité au pouvoir. Après 800 ans de colonisation, ils pensaient que la langue irlandaise allait mourir, mais ça n’a pas été le cas. Merci à Muintir na Gaeltachta et à tous les Gaéliques qui ont refusé de laisser leur culture et leur langue être détruites.
KNEECAP: on sort de prison, mais pas de la scène
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KNEECAP est né à Belfast et son premier single, C.E.A.R.T.A., est devenu le pilier de tout ce qu’ils sont, de tout ce qu’ils représentent : faire sortir la langue gaélique (Gaeilge, pour être précis) dans les rues, au-delà des chansons folkloriques d’Irlande du Nord. Et l’utiliser dans une défense acharnée, chanson après chanson.
L’impact de KNEECAP en remettant le gaélique sur le devant de la scène est évident : un nombre croissant d’étudiants apprennent la langue et les écoles Gaelscoileanna d’Irlande du Nord connaissent un regain d’intérêt. Le hip-hop fait en sorte que le gaéliqueappartienne à nouveau à tout le monde, qu’il soit même moderne et « cool », symbole de résistance et d’identité.
Mais il a aussi un impact en parlant du génocide du peuple palestinien, ce qui fait que Mo Chara (pseudo de Liam Óg Ó hAnnaidh) a été accusé de terrorisme et acquitté de toutes les charges.