Si vous avez signé un contrat de location en 2021 – alors que nous commencions à retrouver la normalité après la pandémie – 2026 prochain met fin à la protection juridique de la loi sur les baux urbains qui empêchait votre propriétaire de réviser les conditions du contrat dans les cinq ans suivant sa signature. Et la réalité d’alors – une baisse du prix du mètre carré qui a permis à de nombreuses personnes de changer de logement – se heurte de plein fouet à la réalité d’aujourd’hui : la hausse des loyers pourrait atteindre 383 € par mois.
C’est le calcul qu’a fait le ministère des Droits sociaux, de la Consommation et de l’Agenda 2030 à l’occasion de la révision de ces contrats covides, 630 000 au total, qui affectent la vie de plus d’un million de personnes dans toute l’Espagne. Et qui ont affecté ceux qui ont signé en 2020 tout au long de cette année 2025.
Dans le cas de Madrid, où le portail Fotocasa souligne que les loyers ont augmenté de 47 % au cours des cinq dernières années, cette situation affectera 400 000 résidents, selon les données d’El Confidencial.
Sachant qu’en 2024, les Madrilènes consacraient en moyenne 71 % de leur salaire au loyer, beaucoup ne pourront pas faire face à cette augmentation et seront contraints de quitter leur logement, comme le montrent certains témoignages recueillis par El Confidencial.
Quelles sont les communautés les plus touchées par l’augmentation des loyers ?
Selon les données du ministère auxquelles El País a eu accès, les contrats qui augmenteront le plus seront les plus de 20 000 des îles Baléares: le loyer moyen augmentera d’un peu plus de 4 600 euros par an. La Communauté valencienne est également en tête de l’augmentation avec 2 700 euros par an et la troisième place revient aux Îles Canaries, avec une augmentation de 2 267 euros.
Dans le cas de la Communauté de Madrid, l ‘augmentation moyenne sera de 2 042 euros par an et c’est la communauté dans laquelle cette révision covide des loyers affectera le plus grand nombre de logements : 145 800.