… est mise en avant (pour ceux qui organisent déjà leur week-end) ! D’abord, les gros titres qui marquent le quotidien : le passage souterrain de l’A-5 entre dans sa phase finale (avec une ouverture prévue avant la fin de l’année), le parc Lago de Loranca rouvre ses portes après sa rénovation et le débat sur la façon de rendre la ville plus vivable refait surface , la règle 3-30-300 mettant en lumière le manque d’espaces verts dans certains quartiers.
Pour conclure ce prologue, on te propose ici notre guide des expositions d’avril ou la liste des activités gratuites proposées à Madrid. Maintenant que c’est clair, tu n’as plus qu’à choisir ton programme pour le week-end.

Une partie de Pandora est sur le point de quitter Madrid. Avatar : The Experience fait ses adieux à l’Espacio Delicias le 19 avril : un parcours interactif qui te permet de te plonger dans la faune, la flore et l’équilibre de la lune où vivent les Na’vi, avec des installations qui s’activent à chaque pas. Conçue aussi pour les familles (avec un accès gratuit pour les moins de 3 ans et des tarifs réduits pour les groupes), c’est une visite riche en stimuli, en animatroniques et en stations interactives.

FLOW transforme la Friedenskirche en un paysage en mouvement où lumière, architecture et mélodie s’entremêlent. À partir de La Moldau de Bedřich Smetana, l’expérience suit le cours d’une rivière à travers des projections qui enveloppent l’espace et le transforment en quelque chose de presque intangible, entre le poétique et le numérique. Ça se termine ce dimanche, c’est donc les derniers jours pour le voir dans un endroit comme celui-ci, où le bâtiment lui-même cesse d’être un simple décor pour devenir partie intégrante du spectacle. Dernières places ici.
« La Tempestad » d’Avelino Sala au CentroCentro

L’exposition La tempestad. El jardín de los senderos que se bifurcan, de l’artiste Avelino Sala, se déploie comme un parcours entre symboles et tensions où livres, mots et cartes deviennent matière vivante pour parler du présent. Entre poésie et politique, les œuvres invitent à s’arrêter sur ce qui est souvent laissé de côté: les failles du pouvoir, la mémoire collective et les récits qui tentent de se réécrire depuis les marges.
Tu peux la visiter du 16 avril au 20 septembre 2026 au 3e étage (fermé en mai pour entretien), du mardi au dimanche de 10 h à 20 h. L’entrée est gratuite et des visites guidées sont organisées à certaines dates, avec notamment des rencontres avec l’artiste et la commissaire.
« Sauvages, sylvestres et spontanées » à La Casa Encendida

Sauvages, sylvestres et spontanées envahissent La Casa Encendida, avec un regard tourné vers cette nature qui pousse sans permission entre les pavés. Du 10 au 25 avril, ce festival explore la flore urbaine — celle qui passe souvent inaperçue — à travers des ateliers, des sorties, du cinéma et des propositions mêlant science et art pour repenser ce qu’on appelle les « jardins du futur ».
Entrée entre 0 et 5 €, avec des activités allant de l’apprentissage de l’identification des plantes comestibles à des interventions et des activités en plein air.
READ Madrid. Festival du livre et des idées

Le Reina Sofía accueille pendant deux jours la première édition de READ Madrid, un festival du livre et des idées où des voix comme celles de Luciana Cadahia, Pedro G. Romero, Luz Pichel, Mario Obrero, Pastora Filigrana, Louisa Yousfi ou Olga Rodríguez réfléchiront sur des questions propres à notre époque : du folklore populaire en tant qu’infrastructure politique aux tensions entre langue, mémoire et classe sociale, en passant par le deuil collectif.
Parmi les activités, outre des tables rondes, il y aura également des performances, un atelier de théâtre pour enfants ou des projections. Certaines d’entre elles nécessitent une inscription préalable. En parallèle, Impact Hub Madrid accueillera un salon du livre indépendant avec des maisons d’édition d’Espagne et d’Amérique latine telles que Caja Negra, Siglo XXI, Traficantes de Sueños, Pepitas de Calabaza, Txalaparta et Verso Libro.
Casa Decor

Ce week-end débute la 61e édition de Casa Decor. Pour l’occasion, la Casa-Palacio del Marqués de los Vélez, un bâtiment historique datant de 1892 qui conserve son escalier monumental et ses vitraux d’origine de la Casa Maumejean, se métamorphose. Cette année, 240 entreprises et professionnels ont conçu 47 espaces qui annoncent les tendances déco de cette année, mettant en avant l’utilisation de matériaux de construction apparents (PVC, mortier), des murs aux textures rugueuses et une palette chromatique de tons volcaniques et minéraux.
Le parcours te permet d’explorer un loft d’entraînement Technogym, une suite luxueuse d’inspiration italienne, pour finir dans l’ancienne chapelle du palais, transformée en restaurant par le Groupe Triciclo et Iris Ceramica Group.

Le pouls du football se joue aussi en dehors du terrain à LEGENDS : The Home of Football, un musée à deux pas de la Puerta del Sol qui rassemble plus de 600 pièces originales pour retracer l’histoire de ce sport.
Sur la Carrera de San Jerónimo, l’espace combine des reliques et des expériences immersives qui recréent des moments emblématiques comme le « but du siècle », proposant un parcours qui va au-delà des vitrines et replace dans son contexte tout ce qui entoure le football actuel. Billets ici.
À l’occasion de la première Journée Rétro de LaLiga, LEGENDS : The Home of Football accueille une exposition temporaire où tu pourras voir de près tous les maillots réinterprétés par les clubs participants. Un parcours à travers des tenues qui font un clin d’œil au passé (certaines inspirées des années 70) et qui sera disponible jusqu’au 5 mai, ajoutant une touche de nostalgie supplémentaire au musée.

L’un des cycles de concerts gratuits les plus attendus du printemps est de retour : Sesión Vermú organise une nouvelle édition avec 83 concerts répartis dans 24 communes de la région, avec le meilleur de la scène musicale nationale. Parmi les artistes et groupes que tu pourras écouter cette année, on trouve Triángulo de Amor Bizarro, Carmen Lancho, Repion, La Paloma, VVV [Trippin’you], Begut, Bum Motion Club, joseluis, La Plata, Las Petunias et Toldos Verdes.

C’est déjà le printemps à Madrid. Le programme tranquille et haut en couleur pour ce week-end à Madrid passe par le Jardin botanique (plaza de Murillo, 2) où s’épanouissent chaque printemps des milliers de tulipes (23 000 bulbes ont été plantés) et d’autres bulbes comme les jonquilles, les jacinthes et les narcisses. Le spectacle floral ne dure que quelques semaines, c’est donc le moment idéal pour se promener parmi les parterres colorés pendant les premiers jours du printemps.

En plein cœur de l’A-1, à quelques kilomètres du centre, le lotissement Santo Domingo, à Algete, accueille à nouveau une nouvelle édition du Garden Market, le marché qui s’installe dans le centre commercial portant le même nom que le lotissement.
Le 18 avril prochain, de 10 h à 15 h 30, ce centre commercial en plein air se transformera en un petit village éphémère de stands, de tissus et de couleurs. Le long de ses allées et sur ses places, tu trouveras des marques de mode, de mode enfantine, de bijoux fantaisie, d’artisanat, de bougies, de confiseries maison et des idées de décoration qui s’éloignent des produits standard pour miser sur l’originalité.
Le nouveau bar hi-fi de Madrid

Fenómeno est la nouvelle adresse à Recoletos qui place la musique au cœur de l’expérience : un bar hi-fi avec un système audio haute fidélité conçu sur mesure, des sessions vinyle et une programmation musicale soignée qui s’inspire de la culture japonaise de l’écoute.
À cela s’ajoute une carte de cocktails d’auteur avec un laboratoire dédié et une carte conçue pour être partagée, dans un espace à l’ambiance chaleureuse et sophistiquée où l’on peut aussi bien écouter attentivement que prolonger la conversation.
La vengeance de Tarantino se vit sur grand écran ce week-end

Ce week-end, c’est plan de vengeance (cinématographique) : Kill Bill : The Whole Bloody Affair débarque au Cine Yelmo dans sa version intégrale (Quentin Tarantino, d’une précision biblique). En gros ? Près de quatre heures de katana, de listes noires et de regards qui tuent (c’est-à-dire VOL I et VOL II à la suite, avec des séquences inédites). Uma Thurman redevient La Fiancée, alors il est temps de s’asseoir, de commander du pop-corn et d’accepter qu’il n’y a pas de demi-mesure dans le cinéma de Tarantino.
Rosalía Banet présente El banquete quemado à Infinito Delicias

Un festin sucré qui évoque l’excès et la décadence. Rosalía Banet présente à Infinito Delicias cette installation née lors de sa résidence à Rome, désormais adaptée sous la forme d’une vitrine en gradins avec une forte composante scénique. Entrée gratuite.
Helen Levitt à la Fondation MAFRE

Levitt parcourait des quartiers modestes et photographiait des scènes quotidiennes, mais profondément humaines. Des enfants qui jouent, des regards, des gestes infimes.
L’exposition rassemble quelque 200 images et propose un parcours à travers toute sa carrière, avec cette approche sociale qui consiste à regarder de près ce qui est souvent laissé de côté par les gros titres. Aujourd’hui, cette collection, marquée par l’engagement social, arrive à la Fondation MAPFRE ce mois-ci et y restera jusqu’au 17 mai.

Le meilleur de l’âge d’or de la gravure japonaise débarque dans cette exposition de la RABASF, qui rassemble une sélection soignée de plus de 70 œuvres issues de la collection Pasamar-Onila. L’exposition se concentre sur les estampes des genres bijin-ga – avec des femmes comme protagonistes, que ce soit dans l’intimité du foyer, en voyage ou dans leurs activités quotidiennes – et shunga, où l’érotisme passe au premier plan.

La métaphore fluviale tombe sous le sens. Le Musée des Falúas Reales a fait comme le Guadiana : il a disparu pendant neuf mois et rouvre aujourd’hui ses portes. Sur les rives du Tage se trouve l’une des galeries d’art les moins connues de Madrid.
Il s’agit d’un musée situé à l’intérieur du Palais royal d’Aranjuez, où tu pourras admirer lors de ta visite des embarcations telles qu’une gondole dorée de 1683 ou une falue ayant appartenu à Alphonse XII.
«Wunderkammer » par Ana Juan : un cabinet de curiosités à CentroCentro

Au 5e étage de CentroCentro,« Wunderkammer. Ana Juan » rassemble les dernières œuvres de l’illustratrice valencienne, dans une exposition conçue pour cet espace qui renforce son statut de référence en matière de dessin contemporain.
L’exposition se présente comme un grand cabinet de curiosités: des figures imaginaires, des créatures et des scènes qui s’enchaînent et dévoilent de plus en plus d’histoires. Le dessin est le point de départ, mais il y a aussi une exploration d’autres langages artistiques comme la sculpture et l’animation.

Les concerts aux chandelles de Candlelight ont déjà illuminé de nombreux lieux de la ville. Des bâtiments historiques comme l’Ateneo de Madrid ou le Círculo de Bellas Artes, des hôtels comme le Wellington ou le Four Seasons, ou encore de nouvelles additions comme l’Ilustre Colegio Oficial de Médicos ou la Galería de las Colecciones Reales comptent parmi leurs nombreux écrins.
Ce week-end, comme presque tous les autres, ces lieux et bien d’autres accueillent des concerts Candlelight pour tous les goûts et tous les âges. Des hommages aux compositeurs classiques aux artistes plus contemporains, en passant par des hommages aux films d’horreur les plus effrayants ou à des séries comme Bridgerton ou Game of Thrones. Un spectacle différent qui rendra ton week-end encore plus brillant.
« Victoria vient dîner » aux Teatros Luchana

Une pièce de théâtre qui imagine un dîner entre Clara Campoamor et Victoria Kent pour réfléchir, à travers deux regards différents, sur le suffrage féminin et le rôle des femmes dans l’histoire récente de l’Espagne.
Le texte, signé par la dramaturge Olga Mínguez Pastor, est adapté et mis en scène par Carmen Nieves, qui construit une pièce centrée sur le dialogue et la mémoire historique pour faire découvrir au public les parcours de Clara Campoamor et Victoria Kent.

Le Musée d’histoire de Madrid accueille une nouvelle exposition de peinture hyperréaliste de l’artiste José Miguel Palacio. Près de 70 toiles, sculptures et dessins y dépeignent en détail la vie dans la capitale.
Nature d’asphalte. Madrid hyperréaliste part de la photographie pour la remplir de peinture et de profondeur, transmettant au spectateur toute l’émotion et l’agitation des rues madrilènes. L’entrée est gratuite et l’exposition est visible jusqu’au 24 mai 2026.
L’œuvre d’art qui recouvre le Palais de Cristal

Le bâtiment emblématique du Retiro profite de sa restauration pour se parer d’un nouveau look grâce à l’artiste Andrea Canepa. L’installation, inspirée de la culture précolombienne, enveloppe le Palais de Cristal du Retiro de mille mètres carrés de tissus imprimés qui créent un récit visuel circulaire. Cette intervention artistique transforme la bâche de chantier en un gigantesque « baluchon » urbain qui restera visible tout au long de l’année 2026. Il s’agit d’une expérience immersive qui invite les citoyens à faire le tour du monument pour découvrir le déploiement chromatique de l’œuvre.

Oliver Laxe présente au musée Reina Sofía une installation issue de l’univers de Sirāt, qui se vit davantage avec le corps qu’avec la tête : d’abord,une salle en pénombre avec une pyramide de haut-parleurs qui enveloppe le public d’une vibration constante ; ensuite, trois projections qui dévoilent des paysages désertiques, de l’architecture et des figures dansantes, entre le sacré et le terrestre. Une œuvre de cinéma élargi où l’image et le son fonctionnent comme un rituel, sans récit fermé, à la recherche d’une expérience sensorielle et contemplative.

L’espace culturel CentroCentro, au palais de Cibeles, accueille l’exposition « Cromos de artista » de Luis Pérez Calvo. On y voit des fêtes de quartier, des affiches de cinéma et des objets du quotidien se mêler à l’art et aux rues de Madrid. L’entrée est gratuite et c’est un voyage dans l’Espagne des années 70 et 80, marquée par la collection d’albums et de vignettes.
L’artiste mêle toutes sortes d’arts avec humour, mélancolie et de multiples niveaux de lecture. On peut y voir des images où les emballages de chewing-gums Bazooka se croisent avec les peintures noires de Goya ou les personnages des Looney Tunes déambulent dans les rues de Carabanchel.

La Filmothèque espagnole accueille la première exposition consacrée aux archives du NO-DO (Noticiarios y Documentales Cinematográficos), l’un des principaux outils de propagande du franquisme, diffusé obligatoirement dans tous les cinémas du pays entre 1943 et 1975.
Aujourd’hui, la signification de ces archives a changé et elles constituent l’un des fonds audiovisuels les plus importants pour comprendre une époque tumultueuse et décisive de l’histoire de notre pays : c’est un témoignage historique qui aide à reconstituer ce qu’étaient la vie et la société, tout en constituant une archive importante pour la mémoire collective.