L’exposition NIKE. Design in Motion contient des moments clés de l’histoire du sport et de la culture populaire. Il s’agit d’une exposition vivante, qui ne cesse de s’enrichir : récemment, elle a inclus dans sa collection le modèle Air Mag porté par Marty McFly dans Retour vers le futur II ou la Nike Cortez de Forrest Gump.
Pendant la période de Noël, l’exposition propose également une offre spéciale : un pack duo à 27 euros conçu pour les visites à deux voix, et une option famille à 50 euros qui invite à vivre l’expérience en groupe. De plus, jusqu’au 7 janvier seulement, l’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.
218 modèles de baskets légendaires (un délicieux « buffet gratuit » pour les amateurs de baskets), des objets d’archives, des photographies historiques, des prototypes et des curiosités occupent les trois étages de la Casa de las Alhajas à Madrid. Le bâtiment moderniste, siège de TeamLabs/, ouvre ses portes au public avec cette exposition qui est un voyage ambitieux à travers six décennies de l’histoire de Nike. Et, par conséquent, à travers six décennies de design, de sport, de technologie… et de culture pop.
39 nouvelles additions : Nike au cinéma et à la télévision

L’exposition propose un nouveau voyage à travers le côté pop de Nike avec 16 Air Max, 16 modèles liés au cinéma et 7 originaux des années 1970. En d’autres termes, 39 chaussures au total qui ont marqué le cinéma et la télévision. Et, par conséquent, dans l’imaginaire collectif mondial, révélant comment une simple chaussure de sport peut devenir une icône culturelle.
Les visiteurs pourront ainsi rencontrer les célèbres Cortez qui accompagnent l’attachant Forrest Gump (1994) dans son périple à travers les États-Unis, les Air Mag futuristes, devenues un symbole d’innovation depuis que Marty McFly les a portées dans Retour vers le futur II (1989), ou encore les Vandal High qui ont donné corps à Kyle Reese dans Terminator ( 1984), renforçant cet air brut et urbain qui définissait les films d’action des années quatre-vingt.
Le parcours est également lié à des productions contemporaines telles que la série Stranger Things, où Nike occupe une fois de plus le devant de la scène pour consolider son lien avec la nostalgie des années quatre-vingt. Ces pièces nous sont familières pour être apparues dans des scènes mémorables… mais elles ont aussi contribué à construire des personnages, des époques et des univers entiers. La sneaker comme objet culturel.
L’évolution de Nike à travers des modèles emblématiques.
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Depuis que Phil Knight et Bill Bowerman ont fondé Nike le 1er mai 1972 dans le but de créer les baskets les plus légères et les plus agrippantes, la marque a évolué de l’athlétisme à la conquête de multiples disciplines. L’exposition retrace ce parcours, de la légendaire semelle Waffle, inspirée d’un gaufrier, au boom des années 1980 et aux innovations de 2025, avec des modèles qui transcendent le sport pour devenir des icônes culturelles.
Au premier étage, des prototypes historiques tels que les Air Jordans et la Mercurial Vapor de Vinícius Jr sont exposés. On y trouve également le kit de Carlos Alcaraz pour l’US Open de cette année ou le maillot avec lequel Pau Gasol a mené l’Espagne à la victoire à l’Eurobasket et a été couronné MVP de 2015. Ou encore un maillot de Kobe Bryant qui fait partie de l’histoire du basket-ball.
Au troisième étage des TeamLabs/ se trouve un univers de raretés et de collaborations où la créativité n’a pas de limites. Parmi les pièces exceptionnelles :
- Des chaussures de football conçues avec une intelligence artificielle pour Kylian Mbappé en 2024.
- Une Nike Blazer signée par Naomi Osaka
- La Nike avec plateforme signée Comme des Garçons
- La Air Force 1 de LeBron James
- Air More Uptempo Denim x Serena Williams, dessinée par Wilson Smith (premier designer afro-américain de Nike, en 1996).
- Celles conçues par Virgil Abloh pour sa marque Off-White.
Pop et assez rap
L’un des modèles les plus frappants, en raison de sa taille et de sa forme, est la paire de bottes Riccardo Tisci x Air Force 1 , très appréciée de Serena Williams, Rihanna et Naomi Campbell.
Dans l’exposition, on retrouve l’origine de ce type de collaboration avec des artistes : la Blazer (c’est-à-dire la chaussure de basket la plus célèbre avant l’Air Force 1) conçue pour Tom Petty en 1982. Rose, avec un Swoosh à carreaux. Une pure fantaisie. La même année, une Special Make Up (SMU) dédiée à Elton John est également créée, une sorte de Boston trainer en marron, noir et avec des détails jaunes.
Il y a même des raretés(millennials, attention) comme l’Air Force 1 dessinée par le rappeur Nelly en 2002 pour son album Nellyville, l’album de la légendaire chanson Hot In Herre.
Une histoire de femmes
Saviez-vous que le symbole de Nike, le fameux Swoosh, a été dessiné par Carolyn Davidson? Ou que c’est l’arrivée de la styliste Diane Katz dans l’équipe qui a fait basculer la stratégie de Nike vers l’habillement (et non plus seulement les baskets) ?
La marque a soutenu dès le départ des athlètes masculins et féminins émergents, à une époque où cela n’était même pas envisagé. C’est le cas de la collaboration de Nike avec les Tennessee State Tigerbelles dans les années 1970, une équipe de relais composée, entre autres, de Joan Benoit (qui finira par remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques de 84 dans le premier marathon féminin).

